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“ Tell them I'm coming ” - dimanche 19 août 2012 11:44

Sommaire

Ici, c'est le big Sommaire. Le Sommaire des Sommaires, le Sommaire général...
 
Bref, définition: si vous n'êtes que de simples passants et que vous êtes complément pommés sur ce blog, venez vous renseigner ici et retrouvez vite votre chemin!  :)
 
 
~ Histoires ~
 
 
Sommaire
 
Ici, vous trouverez mes brouillons. Pour l'instant, je n'en ai fini aucune, mais j'avance (si si) très lentement u.u Donc, avec un peu beaucoup de patience, vous verrez sans doute la fin de mes brouillons  :)
 
 
~ Série/Film ~

Sommaire
Si vous cliquez là dessus, vous verrez des "fiches techniques" (comment appeler ça autrement?) de films et séries que j'aime. Si vous en voulez "sur commande", il faudra me le demander sur le sommaire que vous trouverez en cliquant dessus.
 
~ Articles vagabonds ~
 Tous les articles qui n'ont aucuns liens avec les filmes/séries où histoires sont là. (Par contre, j'ai pas trouvé d'image appropriée, donc si vous en avez une, faites moi signe  ;) )
Tags : Sommaire
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#Posté le lundi 02 avril 2012 14:50

Modifié le samedi 18 août 2012 11:31

Will Wolf 5: Clint Eagle, the circus boy

- Alors comme ça, c'est lui le garçon du cirque?
- A ton avis, il faisait quoi là-bas? Acrobate? Dompteur?
- Ou bien clown?
Aha aha. Très drôle.
Ces petites têtes ne sont que des pommes. Et moi, je tire sur les pommes.
Je suis Clint Eagle. Avant de devenir un agent de la Tête, je vivais avec mon père. Il était directeur d'un cirque. Et moi, contrairement à ce que beaucoup pensent, je ne faisais pas parti du show. Pas du tout. Non, moi, le fils du directeur, je nourrissais les animaux. Heureusement que ces mômes ne le savent pas...
Mais ce n'est pas parce que je devais nourrir les bêbêtes que je ne sais rien faire. Oh que non. Dans l'équipe, on avait un gars, qui n'était pas resté très longtemps avec nous malheureusement. Mais il était resté suffisamment longtemps pour avoir pu m'apprendre quelques tours à lui. C'était un lanceur de couteaux. Il m'avait appris à viser, à tirer, et à en prendre soin.
Et puis, du jour au lendemain, il était parti. Et moi, je retrouvais de nouveau seul. J'étais de nouveau Clint, le gamin qui s'occupait des animaux. C'est pas méchant un lama, mais oh boy, comme ça peut puer...
Enfin bref. Mes "tâches" de la journée ne m'empêchaient pas de m'entraîner quand j'en avais le temps; c'est à le soir, alors que l'équipe présentait le show et que moi, je restais dans les coulisses. Et je tirais sur une cible.
C'est ainsi que je vivais ma vie au cirque. Dans les coulisses. Dans l'ombre.
Jusqu'au jour où...
- Clint, tu dors?
- Non monsieur.
Mon professeur n'a pas l'air très convaincu. Professeur de quoi? De combats à mains nues.
La Tête n'a pas une école "normale". Elle a une école de combat. D'espionnage. On y apprend à se battre, à survivre dans des conditions extrêmes, à tirer, à hacker des systèmes, à voler des choses, à mentir...
- Alors si tu ne dors pas, Clint, tu peux nous faire le plaisir de te lever et d'affronter Sam? Il attend avec impatience un adversaire...
Je jette un coup d'oeil à Sam. Sam est une montagne de muscles. Il est grand, musclé, presque chauve et il a déjà pas mal d'expérience au combat. Il doit mesurer près des deux mètres de haut. A côté, je suis un nain du haut de mes un mètre soixante-dix et des poussières.
Je me lève et me met au centre de la zone de combat, face à mon adversaire. Je n'éprouve aucune peur; la peur, c'est la mort. Pour vaincre, il ne faut pas la laisser nous posséder. C'est comme quand on tire; il ne faut pas avoir peur et être sûr de nous. Ne pas douter un seul instant, et seulement agir.
- Prêt Clint? demanda Sam le géant.
Je hoche la tête.
- Allons-y mon gros.
Le prof' siffle le signal de départ. Aussitôt, le gros me fonce dessus. Il me suffit de faire un pas sur le côté pour éviter son coup. Il faut dire que Sam est le genre de personne à ne rien avoir dans le ciboulet, et tous les bras. J'écrase mon pied sur son mollet droit, ce qui le fait tomber à genoux. Mais alors que j'allais lui foutre mon poing dans le pif, il m'arrête en bloquant mon poing dans ma main. Si je n'étais pas du genre rapide, il me l'aurait tordu sans aucun problème; heureusement, avant qu'il ne le fasse, j'ai eu le temps de lui enfoncer mon autre poing dans sa joue gauche. Je crois que je lui ai cassé une dent. Comme il est toujours à genoux, et donc plus petit que moi, j'en profite; je lui enfonce mon genoux dans le cou. Ensuite, de mon autre main, je lui saisis le bras, me libère de son emprise, et lui tord le bras dans le dos. Violemment.
Mais, de son bras libre, il me fout son coude dans le bas du ventre. J'en ai la respiration coupée. Il en profite pour se libérer et se relever. Puis il commence à essayer de me frapper le visage. Plus petit que lui, je réussis à éviter soigneusement quelques coups.
Son poing écrase mon nez. J'entend un "crac" et sens une vive douleur.
Est-ce qu'il vient juste de...?
Oui.
Ce salopard m'a cassé le nez.
Ok, mec, tu l'auras voulu.
Je me baisse pour éviter son poing. Son bras est bien tendu juste au dessus de moi; je m'en saisis de mes deux mains, m'y accrochent et lui fout un coup de poing dans les parties sensibles. Je le vois grimacer de douleur, et profite de son instant de faiblesse pour l'achever. Je lui fous un coup de poing dans le nez, et termine pas un remarquable coup de pied dans le bide.
Sam tombe par terre, K.O.
Victorieux, j'essuie le sang qui coule de mon nez du dos de ma main. Je regarde mon professeur, souris, et demande:
- Je peux aller voir le docteur? Je crois qu'il m'a cassé le nez.
Il hoche la tête. Je quitte joyeusement la salle. Je suis assez fier de ma performance. Pas si mauvaise que ça, pour une fois.
J'entre dans la salle du docteur. Elle est grande, blanche, et comporte trois brancards; il n'y a personne. Pas même le docteur. Je m'installe sur l'un des brancards et attend patiemment.
En face se trouve la salle d'entraînement au tir aux armes à feu. Une grande vitre sépare l'infirmerie de la salle. L'accès à cet entraînement n'est permis qu'au plus de dix-sept ans. J'en ai dix-huit et j'y vais tous les jours, quand j'en ai le temps. Viser, tirer, c'est mon truc. Le seul truc qui me dérange, c'est le fait que ce soit toujours la même chose: avec une arme à feu, tu tires, la petite balle en plomb sort, touche la cible et c'est fini. Ce n'est pas assez impressionnant à mon goût. 
- Clint! Qu'est-ce que tu fous ici?
Je me tourne.
- Ah. Laisse tomber, j'ai compris. Tu t'es fais ça comment?
La personne qui me parle est une fille, blonde, souriante, belle, fine, souriante, avec de grans yeux verts ensorcelants...
- Clint? Wouhou, Clint, tu réponds?
- Je... (je me racle la gorge: ) Je me suis battu avec Sam. T'inquiète pas, lui, c'est pire. J'crois que je lui ai cassé une dent. Ou deux. J'ai pas compté.
Elle sourit.
Cette fille a le corps d'un mannequin comme on en voit dans les magasines. Elle s'appelle Sharon. Beaucoup la surnomme "le Canaris", en raison de cet air souriant et son visage qui donne l'impression qu'elle chante tout le temps.
Comment ais-je pu rencontrer cette fille? C'est simple. Les nouvelles recrues de la Tête ont chacune un mentor. Plusieurs recrues peuvent avoir le même mentor. Un mentor est responsable de son élève jusqu'à ce qu'il devienne un Agent, avec un grand A, à dix-neuf ans. Sharon et moi avions le même Mentor. Je dis "avions" pas parce que nous avons dix-neuf et que nous en sommes débarrassés. Non, parce que elle et moi avons dix-huit ans. Le "avions" est ici employé parce que notre Mentor est mort, il y a de ça trois ans.
- Sam? Tu veux dire Sam le Géant? Attend, je parle bien à Clint, le gars qui n'aime pas se battre au corps à corps?
Je hausse les épaules.
- C'est vrai que je préfère être loin de ma cible. Mais je n'ai pas tout le temps le choix, et mieux vaut que je sache comment agir pendant ces moments là que de rester comme une frite devant une fourchette.
Elle rit. J'aime la voir rire. Quand elle rit, ses boucles blondes se mettent à danser. La voir rire est pour moi un instant magique.
Instant magique interrompu par le docteur qui revient de "onnesaitoù".
- Bonjour jeunes gens, dit-il en posant sa malle à pharmacie sur sa table, qui puis-je pour vous?
Sharon se lève:
- Moi je partais. Au revoir.
Je la regarde partir. Sal'té de docteur, jamais là quand il faut et toujours là quand il faut pas. J'aime sa logique.
Le docteur se met à soupirer et commence à regarder ce que j'ai.
- Vous n'avez pas l'air d'aller doc', je fais remarquer.
- Être docteur n'est pas tout le temps marrant, me répond-il, il y a beaucoup de boulot ici. Il faudrait que Natasha pense à employer un docteur de plus. Voir deux.
Natasha. La sous-directrice. Personne ne connaissait le directeur. Personne ne l'avait jamais vu. C'était par "mesure de sécurité" disait-on. 
- Beaucoup de boulot? Mais la salle est vide!
- Celle-là, oui. Mais il n'y a pas que des blessés et malades ici.
- Ah?
- Oui. Il y a les cellules, aux sous-sols. On les oublie tout le temps ceux-là, mais eux aussi sont malades.
Ah oui, les prisonniers.
- Et puis les interrogatoires sont violents, continua le doc', encore une fois, Natasha a utilisé son marteau sur un pauvre gars. Il avait la main toute écrasée. Pauvre homme.
Natasha et son marteau. Toute une histoire.
- C'était qui cette fois-ci? je ricane.
- Sa tête me disait quelque chose. Mais j'ai pas réussis à mettre un nom sur sa tête.
Le docteur met le mouchoir rouge de sang -de mon sang- dans la poubelle et me dit:
- Et voilà jeune homme! Tu auras quelques douleurs au nez, mais rien de grave. Reviens me voir si tu as un problème.
Je le remercie et pars.
Mais je ne vais pas loin:; je croise la belle Sharon qui vient dans ma direction.
- Clint, 'faut qu'tu viennes, me dit-elle en me tirant par la manche.
- Euh... On va où? je demande.
- Dans le bureau de Natasha. Elle nous a appelait. Et ça à l'air urgent.
- Me dis pas que t'as fait une connerie.
- C'est exactement ce que j'allais te demander.
- J'ai rien fait! je me défend.
- ça tombe bien, moi non plus. Allez, viens!
En général, il n'était pas bon de se faire appeler par la sous-directrice. La dernière fois que quelqu'un est entré dans son bureau, on ne l'a jamais revu... Bon, je ne crois pas non plus qu'elle les mange et qu'elle collectionne les squelettes. Mais bon, elle fait quand même un peu peur je trouve.
Son bureau n'est pas loin. D'ailleurs, on y est en quelques pas. C'est Sharon qui frappe à la porte. On entend un "entrez", puis on rentre.
La sous-directrice Natasha nous attend, assise dans son grand fauteuil en cuir. Elle fait peut être peur, mais comme elle est belle...
- Sharon Baynes et Clint Eagle, dit-elle.
Elle se lève et marche vers nous. Elle a un visage sévère, mais jeune et magnifique. On le croirait taillé dans du verre.
- D'après ce que j'ai lu sur vous, votre premier Mentor est mort il y a trois ans lors d'une mission, nous dit-elle, pouvez-vous me rappeler son nom?
- Pourquoi? Son nom est dans le dossier, dis-je.
Je sens le regard de Sharon se posait sur moi. Un regard qui dit "CLINT. QUE FAIS TU. CLINT. TAIS TOI."
Celui que Natasha me lance est plus... bizarre. Je n'arrive pas à savoir ce qu'elle pense exactement. Elle s'approche de moi alors que j'essaye de la "décrypter". Elle passe une main dans mes cheveux bruns et me sourit.
- Clint Clint Clint. Le garçon du cirque qui essaye de se faire une place dans le monde des grands avant même d'en être un. En tout cas, c'est ce que tes professeurs pensent de toi.
- Est-ce ce que vous vous pensez, madame?
Elle continue de sourire. Elle n'a pas l'air si méchante que ça cette femme. Elle doit être le genre de femme qui aime les gens qui résistent à leur pouvoir.
Sharon, qui trouve la scène assez "bizarre", décide de répondre à la question:
- Wolf. Il s'appelait Will Wolf.
Natasha la dévisage, puis prend son inspiration et annonce:
- Mes enfants, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. Je vais commencer par la bonne: la bonne est que Will Wolf n'est pas mort.
Bonne nouvelle hein? Je la reçois comme un couteau dans le coeur. Trois ans que nous le croyons mort, et elle, en trois secondes, elle nous balance "et non, il vit bande de loseeeeeeers!". Je n'arrive pas à le prendre comme une bonne nouvelle. Au fond de moi, je me sens... trahis.
- Et... Et la mauvaise? je demande.
- La mauvaise? Il est enfermé dans les sous-sols pour avoir volé à la Tête. Et il n'en sortira pas temps que je n'aurais pas de réponses. Ce que j'aurais grâce à vous...
Tags : Will Wolf, Histoires
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#Posté le mercredi 29 août 2012 20:58

Modifié le samedi 01 septembre 2012 18:30

Will Wolf 4: Matt Harolds, at your service.

Trois jours avaient passé depuis l'assassinat de Harold Wolf, dont un jour depuis la disparition de Will. Ellen était inconsolable. Elle ne sortait et mangeait plus. Sa mère avait tout essayé, mais sa fille ne voulait rien entendre. La vieille femme avait alors pété un câble. Elle en avait marre de sa fille qui pleurnichait après la disparition de son petit copain qui n'était qu'un assassin. Elle lui avoua tout ce qu'elle pensait de ce jeune homme, de ce Will qui, il y a encore trois ans de cela, n'existait même pas aux yeux des médias. Elle lui avoua qu'elle avait trouvé ça louche depuis le début, que le fils longtemps disparu du milliardaire Harold Wolf, grand homme d'affaire, refasse surface du jour au lendemain, comme ça. Et elle n'avait pas beaucoup, voir pas du tout aimé l'idée que sa fille fréquente un homme pareil.
Après que sa mère lui ai avoué tout cela, la pauvre jeune fille n'avait vu plus qu'une solution: fuir. Fuir les médias et sa famille. Et retrouver Will.
Pendant que sa mère sortait et occupait le groupe de journaliste qui était posté en bas de son appartement, elle prépara un sac avec quelques affaires et sortit. Cachée sous une casquette et une capuche, elle sortit par la porte arrière. Heureusement; il avait été interdit aux journalistes de camper ici, car c'était le seul passage par où les habitants de l'immeuble pouvaient sortir sans se heurter à une horde de journalistes.
Ellen passa devant l'immeuble, derrière les journalistes. Personne ne prêta attention à elle, car tous écoutaient et notaient ce que la mère leur racontait:
- ... et je lui ai clairement dit que je savais bien que son Will, là, son "petit copain", n'était qu'un escroc qui cherchait le pouvoir. J'espère qu'il sera attrapé, et que justice sera faite.
La jeune fille se retint de sauter sur sa mère et de la frapper. C'était dur. Très dur.
Elle passa son chemin et remonta la rue à pieds. Elle ne voulait pas héler de taxi; le conducteur allait la reconnaître et allait la harceler de question. Depuis le début de cette histoire, c'était toujours comme ça; quand quelqu'un la reconnaissait, c'était un interrogatoire en direct. "Est-ce que vous croyez ces histoires sur votre petit copain? Est-ce que vous le protégez?"
Et pourtant, malgré toutes ces accusations contre lui, Ellen savait que Will était innocent. Il l'était forcément. Elle le connaissait depuis trois ans. Ellen travaillait chez les Wolf's Industries. Elle était une scientifique, comme Will. Cela allait bientôt faire un an qu'ils étaient ensemble. Et, depuis leur première rencontre, depuis ce beau jour de printemps dans son laboratoire, elle avait tout appris sur lui. Tout. Pour elle, il était un livre ouvert. Elle savait quand il mentait, quand il était triste, quand il était heureux, quand il avait peur... Elle le connaissait par coeur. Et pour rien au monde il n'aurait tué son propre père. Elle avait beau l'expliquer aux médias, personne ne voulait la croire. Pas même sa mère...
Heureusement, il y avait quelqu'un. Quelqu'un qui connaissait Will encore mieux qu'elle. C'était la seule personne qui pouvait l'aider à le retrouver.
Elle sortit son carnet d'adresses de sa poche et vérifia une nouvelle fois l'adresse. Elle regarda le numéro de l'immeuble devant lequel elle venait de s'arrêter; c'était ici. Elle appuya sur un bouton de l'interphone, et tout de suite, une voix lui répondit:
- Yep?
- Matt, laisse moi rentrer s'il te plaît.
Dans un grésillement, la porte s'ouvrit. Ellen entra et monta à l'étage. Elle s'arrêta devant la porte 103. Elle frappa trois fois dessus. La porte fut ouverte par un homme, brun aux yeux chocolats. Il souriait.
- Bonsoir Matt, dit-elle.
- Ellen! Qu'est-ce que tu fais ici?
Elle ignora sa question.
- Je peux rentrer? demanda-t-elle.
Matt lui fit signe que oui.
Quelques secondes plus tard, Ellen était assise sur le canapé. Matt était parti préparer du thé dans la cuisine. La jeune femme regardait une vieille photo représentant les deux garçons. L'un était blond et avait des yeux bleus comme le ciel. Il souriait tout en essayant de cacher son visage pour éviter d'être pris en photo. L'autre, plus grand, était brun. Il était en train de boire une bouteille de bierre.
Le beau blond était Will Wolf. Son ami le brun était Matt Harolds.
Ellen ne savait presque rien de lui. Elle savait qu'il pratiquait le foot, qu'il faisait de la guitare, qu'il aimait les haribos, le sport, les jolies filles et les fraises. Elle savait aussi qu'il était professeur au collège du coin; professeur de science physique. Elle savait également que Matt était fils unique et que ses parents vivaient en Europe. Matt avait le même âge qu'elle et Will, vingt-neuf ans.
Matt revint dans le salon, deux tasses dans les mains. Il les posa sur la petite table basse face au canapé.
- Merci, murmura-t-elle en reposant la photo à sa place.
Ses mains se mirent à trembler. Matt le remarqua. Il lui prit les mains et murmura:
- Ellen...
- Matt. Tu me crois, hein? Tu le crois? Tu crois Will?
Il hocha la tête.
- Oui. Oui je te crois. Je connais bien Will. Jamais il n'aurait tué le vieux Wolf.
- Mais où est-il alors? Où a-t-il disparu? Où est-il, Matt, où est-il?
Elle pleura. Matt la prit dans ses bras et la berça doucement.
- Je ne sais pas Ellen, murmura-t-il, je ne sais pas...
Il y avait quelque chose dans sa voix. Quelque chose qui, quand elle le remarqua, fit cesser de pleurer Ellen.
- Tu mens, articula-t-elle.
Matt parut surpris.
- Pardon?
- Tu mens. Tu sais quelque chose. Que sais-tu, Matt? Tu sais quelque chose sur sa disparition. Dis le moi.
Matt la lâcha. Elle le fixa de ses grands yeux verts, attendant une réponse. Mais Matt nia:
- Qu'est-ce que tu racontes? Je ne sais rien sur sa disparition.
- Tu mens Matt. Pourquoi tu me mens comme ça? Pourquoi tu me caches la vérité? Pourquoi me mentir?
- Ellen, je ne sais pas de quoi tu parles.
La jeune femme s'énerva. Elle se leva et cria:
- Tu mens, tu mens, tu mens! Tu sais quelque chose!
Matt se leva aussi et essaya de la calmer.
- Ellen, tu es fatiguée et tu ne sais pas ce que tu dis. Tu veux dormir ici ce soir?Je peux te préparer un lit si tu le veux.
Il essaya de s'approcher d'elle, mais elle le repoussa brutalement et cria:
- Tu mens! Tu mens! Tu sais qui l'a kidnappé! Pourquoi tu ne dis rien? Pourquoi? Pourquoi?!
Elle se mit à le frapper, mais Matt l'immobilisa de ses puissants bras. Il la laissa se défouler, jusqu'au moment où elle fondit en larmes et tomba dans ses bras. Il la serra contre lui et lui caressa le dos.
- Il me manque tellement, pleura-t-elle.
- Je sais Ellen, je sais.
Silencieusement, il pria pour que son ami aille bien. 
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#Posté le mardi 28 août 2012 17:07

Will Wolf 3: Questions, questions...

On lui enleva enfin le sac de sa tête. Au début, ébloui par la lumière de l'ampoule qui pendouillait au dessus de sa tête, il ne voyait rien. Ce n'est qu'au bout de quelques secondes qu'il réussit à discerner une silhouette, debout face à lui. C'était la silhouette d'une femme, vêtue d'une robe, courte et rouge. Ses cheveux, longs et bouclés, lui descendaient dans le dos, telle une cascade blonde.
Il sentit soudain une présence derrière lui. Il tourna la tête et regarda derrière lui. Il y avait en effet quelqu'un derrière lui: un homme, semblable à un gorille. Poilu, gros et grand.
- Il n'a pas intérêt à m'approcher, prévint Will en regardant à nouveau la femme en face de lui.
- Si tu réponds à mes questions, il n'aura nul besoin de te toucher, répondit la femme.
- Et vous voulez savoir quoi exactement?
Elle sourit, fit quelques pas, puis s'assit dans un fauteuil en face de lui.
- Tu sais exactement ce que je veux savoir, Will.
- Veuillez me pardonner, Miss, mais je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler. Et, de plus, je ne parle pas aux inconnus, que ce soit de jolies femmes ou des... "gorilles".
La femme se leva et saisit un pistolet posé sur un meuble derrière elle.
- Je m'appelle Natasha. Maintenant que nous ne sommes plus des inconnus, tu vas pouvoir me répondre, non? dit-elle.
- Je vous l'ai déjà dit. Je ne sais pas de quoi vous voulez parler.
Elle le regarda et soupira.
- On ne t'a donc jamais appris que cela ne servait à rien de mentir quand la personne qui pose les questions sait que tu mens?
Avant qu'il ne puisse répondre, le "gorille" le saisit pas les cheveux et tira sa tête en arrière. Il gémit, plus surpris que de douleur. Natasha posa le canon de son arme sous sa gorge.
- Je ne vais pas la jouer gentil-gentil avec toi, Will. Alors tu vas répondre gentiment à toutes mes questions, et tu t'en sortiras sans bobos. Ou presque sans. C'est clair?
Will ne répondit pas. Ce qui énerva quelque peu la femme, qui avait horreur qu'on ne lui réponde pas. Elle abattit son le cross de son arme sur le visage de son prisonnier.
- C'est clair? répéta-t-elle.
- Oui, répondit finalement Will en serrant les dents.
Le "gorille" le lâcha, et la femme rangea son arme. Will sentit un peu de sang couler de son nez; rien de grave par rapport à ce qu'il allait endurer par la suite.
- Bien, reprit Natasha, donc je disais. Où as-tu mis les documents?
Le jeune homme prit un air étonné et demanda:
- Quels documents?
Sa réponse énerva la femme.
- Je crois que tu n'as pas très bien compris, Will. Je sais quand tu mens. Je le vois. Ton visage, tes yeux, ton regard, tes gestes, ta voix, tes paroles, tout m'indique que tu mens. Mentir ne sert à rien avec moi, sauf si tu aimes souffrir.
Elle fit un signe à son homme. Ce-dernier s'approcha du prisonnier et lui saisit la main gauche. Will essaya de se débattre, mais attaché comme il était, il était aussi vulnérable qu'un légume dans un frigo. Le "gorille" lui saisit le petit doigt.
- Je vais reposer la question, dit la femme, souriante, où as-tu mis les documents?
Will ne répondit pas. Et le regretta. L'homme à tout faire de la blonde tordit brutalement l'auriculaire du prisonnier. Will laissa échapper un cri de douleur.
- Dois-je répéter la question?
- Allez-y toujours, sourit Will.
Le "gorille" recommença son geste. C'est alors que Will décida d'agir. Tout à l'heure, il avait réussis à détacher son autre main des cordes qui le ligotait. Il avait attendu jusque là le bon moment pour frapper. Il jugeait que maintenant était le bon moment. Son poing libéré alla directement frapper l'homme au visage. Natasha, vif comme l'éclair, saisit le bras de son prisonnier et le tordit, ce qui l'immobilisa dans un gémissement de douleur.
- N'essaye plus jamais ça, chuchota-t-elle à son oreille.
Et, en prenant soin de le faire le plus douloureusement possible, elle lui rattacha le bras, solidement. Puis elle reprit sa place et continua l'interrogatoire, comme si rien ne s'était passé:
- Je vais quand même répéter la question: où as-tu mis les documents.
Will décida de rester à nouveau muet. La jeune femme, folle de colère, le gifla et cria:
- Tu veux jouer à ce jeu là? Très bien, mais tu ne pourras pas te taire éternellement. Non? Toujours rien? Ok, vas-y Tranks. Défoule toi sur lui, je t'en prie.
Et c'est avec un immense plaisir que le "gorille", nommé Tranks à ce qu'il paraissait, lui cassa le doigt. Will hurla de douleur. Il se mot à insulter le "gorille" tout en essayant de contenir sa douleur.
- Oh, mais monsieur n'est plus muet maintenant! rigola Natasha.
- Dès que je sortirais d'ici, je vous tuerais. Tous les deux, jura-t-il en lançant un regard haineux à la femme et à Tranks.
- Mais déjà faudrait-il que tu sortes d'ici. Et ça, mon cher Will, tu ne pourras le faire que si tu me réponds.
Will sourit. Il releva la tête et regarda la blonde droit dans les yeux.
- Jamais. Tu m'entends bien Natasha? Jamais. Ja-mais.
Natasha se mordit discrètement la joue. Il ne fallait pas qu'elle échoue cet interrogatoire. Il fallait qu'il parle. Et tous les moyens étaient bons. Elle se dirigea vers le meuble derrière elle, et ouvrit la grande mallette noire posée dessus. Elle en sortit... un marteau. Tout de suite, Will oublia toute douleur et se concentra sur comment il pouvait éviter un coup fatal.
- On peut s'arranger, essaya-t-il.
Alors que la femme s'approchait dangereusement de lui, Will s'enfonça de plus en plus dans son siège.
- Tu ne veux toujours pas parler? demanda-t-elle.
Silence. Elle s'apprêta donc à frapper, mais Will cria:
- STOP! Pause, non, ok ok, je vais parler, arrêtez tout!
Satisfaite, Natasha suspendit son geste et l'écouta.
- Ils sont dans un coffre, à New-York.
Elle le fixa longuement, puis lâcha:
- Menteur.
Elle abattit violemment le marteau sur sa main. Il hurla de douleur.
- Ne me mens plus, sinon je devrais recommencer, d'accord?
Souffrant, il hocha la tête tout en se mordant les lèvres.
- Donc, où sont-ils?
- Sur une clef usb.
- Et où puis-je trouver cette clef?
- Dans mon appart'. Mais la police l'a fouillé, et l'ont sans doute prise.
Il mentait. Elle le devina. Une nouvelle fois, elle frappa. Très fort. Will était au bord de l'évanouissement. Il ne sentait plus du tout sa main. Elle était en miettes. Mortes. Incapable de bouger.
- C'est ta dernière chance, dit-elle, sinon ton autre main va y passer. Et si tu ne réponds toujours pas, on s'attaquera à autre chose.
Elle attendit une réponse. Et elle vint rapidement:
- Matt. Matt l'a. Il a la clef. Et les documents.
Cette fois-ci, Natasha lu sur son visage qu'il disait la vérité. Elle sourit, heureuse de sa victoire, et alla ranger son marteau.
- Merci beaucoup pour ta coopération, Will. Maintenant, Tranks va t'emmener dans ta cellule, et le docteur viendra s'occuper de toi.
- Qu'allez vous faire à Matt?
- ça, mon cher WIll, tu le sais déjà Tu connais les règles; un agent de la Tête catégorie Gardien n'a pas le droit d'entrer en contact avec la personne qu'il garde. Cela fait de lui donc un Traître.
- Mais d'après d'autres règles, personne n'a le droit de faire de mal aux agents de la Tête, sauf s'ils ont comme projet de dénoncer la Tête au monde. Hors, ce n'est pas son but, mais le mien. Il ne sait même pas ce qu'il y a sur cette clef.
Elle le regarda un moment, sourit, puis s'approcha de lui et lui glissa à l'oreille:
- Menteur.
Soudain, Will ressentit une douleur dans le cou. Il vit Natasha reculer, une seringue à la main. Rapidement, tout devint flou, puis tout devint carrément noir. 
Tags : Will Wolf, Histoires
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#Posté le lundi 27 août 2012 16:25

Will Wolf 2: Detective Hannah Jayne

Plusieurs heures s'étaient écoulées depuis l'accident de Will Wolf au téléphone. Le FBI s'était dépêché d'envoyer une équipe fouiller dans les environs du village Brukes. Ils n'avaient pas tardé à retrouver la voiture de Will. D'après son état, elle devait avoir fait un joli tonneau jusque dans le fossé. La portière côté conducteur s'était décrochée, et, sur la vitre presque brisée se trouvait des traces de sang. Sans aucun doute ceux de Will.
La police ne retrouva rien dans la voiture, mis à part deux sandwichs, dont un à moitié entamé. 
L'inspecteur Hannah Jayne arriva enfin. Son partenaire, John Winbol, était déjà sur place. Quand elle descendit de sa voiture, il alla directement la voir. Il portait des gants en plastique, et en avait pris pour elle.
- Quoi de neuf? demanda-t-elle en marchant vers la voiture dans le fossé et en mettant ses gants.
- C'est bien sa voiture. Enfin, celle qu'il a volé. Mais il n'y a rien d'intéressant dedans, mis à part deux sandwichs et des traces de sang sur la vitre, côté conducteur. Celui de Will sans aucun doute.
L'inspecteur s'arrêta devant la voiture et la regarda longuement.
- A ton avis, John, comment s'est-il débrouillé pour faire un tel tonneau?
- Quelqu'un lui a foncé dedans, sans aucun doute. Un gros engin, du genre un tracteur, mais version rapide. Ou bien une voiture, simple, qui allait très, très, très vite.
Elle appela deux médecins légistes et leur demanda de relever des empreintes à l'endroit où la voiture avait été cognée. Un homme -le shérif, d'après sa tenue- vint à elle, un berger allemand en laisse.
- Enchanté inspecteur, dit-il en tendant la main, je suis le shérif Kyle Angels.
Hannah lui serra la main et sourit.
- Inspecteur Hannah Jayne. Vous avez trouvé quelque chose?
- Pas encore. En réalité, j'attendais votre arrivée avant de commencer les recherches avec le chien.
- C'est gentil, merci. Et bien, maintenant que je suis là, allons-y. Partons de la voiture et voyons où votre chien nous conduit.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Le berger allemand commença renifla le sol, et, la truffe collée au sol, se mit à avancer, direction la forêt. Sans dire un mot, le shérif, Jayne et Winbol le suivirent. Hannah avait peur de découvrir ce qui se trouvait au bout de cette piste que le chien suivait. Et si Will Wolf était mort? Elle espérait bien que non.
Cela faisait presque dix ans que Hannah Jayne exerçait le métier. Depuis dix ans, elle résolvait des meurtres qui se ressemblaient tous: argent, amour, accident, vengeance... En dix ans, c'était bien la première fois qu'elle voyait un meurtre de ce genre. C'était plus qu'un simple petit meurtre, bien plus. Quelque chose d'autre, de beaucoup plus compliqué, se cacher sous ce meurtre. Et elle voulait savoir quoi. C'était pour cela qu'elle devait à tous prix retrouver Wolf.
Le chien s'arrêta quelques secondes, le museau dans les feuilles. John se baissa et passa deux doigts dans les feuilles, en pris une et se releva. Il la montra à sa partenaire.
- C'est du sang, dit-il.
- Oui, mais de qui? Wolf? Ou l'un de ceux qui le poursuivait? Joh, amène ça aux médecins, je continue avec le shérif.
Winbol s'exécuta. Seuls, Hannah et le shérif Kyle continuèrent à suivre le chien qui repartait, suivant fièrement sa piste. Kyle engagea la conversation:
- Depuis combien de temps vous bossez au FBI?
- Dix ans.
- Vous avez déjà eu des cas comme ça?
- Des cas avec quelqu'un qui fuit? Oui, pas mal. Mais ne vous inquiétez pas, on les rattrape toujours.
- A votre avis, il l'a vraiment tué? Son propre père?
Hannah hésita. Devait-elle partagé ses pensées personnelles ou ce que tout le monde disait au FBI?
- Personnellement, non, je ne crois pas. Je ne dis pas qu'il est innocent dans cette histoire. Mais je ne pense pas qu'il l'ai tué.
- D'après ce que j'ai entendu dire, Wolf et son père était en conflit.
- En effet. Conflit d'argent d'après ses proches. Mais sa mère nous maintient que Will ne manquait jamais d'argent. Et Ellen n'était même pas au courant.
- Ellen? Ellen Whitebourg? Sa petite amie?
Hannah hocha la tête.
Soudain, le chien s'arrêta. Il tourna plusieurs fois autour d'un arbre, puis s'assit et pleura.
- Qu'est-ce qu'il lui arrive? demanda Jayne, étonnée.
- La piste s'arrête ici inspecteur. Mooney ne sent plus rien.
Hannah leva la tête et regarda dans l'arbre. Il n'y avait rien. Elle s'agenouilla et fouilla dans les feuilles. Elle trouva quelques gouttes de sang, une preuve comme quoi leur homme était passé par ici. En fouillant mieux, elle trouva un portable, à moitié enfoui dans le sol. Elle se relava et fouilla le journal d'appel de l'appareil.
- C'est le sien, dit-elle en le montrant au shérif.
- Pourquoi le laisserait-il ici?
- Je crois que Will Wolf a été kidnappé. Par qui et pourquoi, ça, ça reste un mystère. Merci pour votre aide shérif. voici ma carte (elle la sortit de sa veste), n'hésitez pas à me contacter si vous voyez ou trouvez quelque chose ayant un rapport avec notre enquête.
Elle était sur le point de faire demi-tour, sa découverte à la main, quand le shérif l'appela.
- Inspecteur! Dites, ça vous dirait, un resto', vous et moi, un de ces jours?
Elle s'arrêta et sourit. Hannah se retourna et répondit:
- Pourquoi pas? Nous verrons. Peut être à la fin de cette enquête.
Elle retourna voir son partenaire qui discutait avec les médecins légistes.
Tags : Will Wolf, Histoires
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#Posté le lundi 20 août 2012 12:00

Modifié le lundi 27 août 2012 16:28

Will Wolf 1: Car accident

Will reprit connaissance mais préféra garder les yeux fermés. Il essaya rapidement de se rappeler les évènements qui s'état déroulé un peu plus tôt. Le bâillon dans la bouche et ses mains ligotés dans son dos l'aidèrent beaucoup, ainsi que les fortes douleurs au niveau de son crâne et de son mollet gauche.

[Flashback]

- Et ça fera trois dollars! compta le vendeur en tendant le sac à son client.
Le client en question sortit son porte monnaie de la poche intérieur de sa veste et en sortit trois billets de un dollar. Puis il saisit le sac plastique et partit.
Le vendeur, un gros bonhomme joufflu et vieux, n'avez pas manqué de remarquer comment "l'inconnu" évitait soigneusement la discussion et les regards. En effet, à trois reprises, il avait essayé d'engager la conversation avec lui; et à trois reprises, "l'inconnu", comme il l'appelait, l'avait soigneusement ignoré. De plus, "l'inconnu" n'avait pas une seule fois levé la tête; il l'avait tout le temps gardée baissée, et portait un plus une casquette. La visière avait caché son visage. Ses courses étaient tout ce qu'il y avait de plus banal pourtant; un paquet de deux sandwichs.
Et pourtant, ce gars l'intriguait. Rare étaient les gens qui s'arrêtaient par ici. Ce village n'est proche d'aucune autoroute, il n'y a ni hôtels ni restaurants; juste un petit supermarché et une librairie. Et un bar.
Alors que diable faisait cet homme dans un trou?
Will Wolf, car tel était son nom, garda la tête baissé alors qu'il marchait vers la librairie. Derrière elle était garée sa voiture. Il ne se sentait en sécurité que dedans. Le monde extérieur était bien trop dangereux, semé de pièges. Il avait réussi jusque là à en éviter beaucoup, mais il ne pouvait pas tous les éviter. Il devait partir. Fuir. Et ne jamais regarder en arrière. Hélas, il ne pouvait pas, car "ne pas regarder en arrière" signifiait dire adieu à tout ce qu'il avait de plus cher, de sa famille et ses connaissances à son nom.
Une fois arrivé à la hauteur de sa voiture, Will alluma la radio et déballa un sandwich.
"... deux jours depuis l'assassinat du grand homme d'affaire Harold Wolf. Son fils, William Wolf, 29 ans, est toujours recherché. Nous vous rappelons que toute information concernant sa localisation est la bienvenue. Si vous avez vu cet homme, appelé le..."
Il éteignit la radio. Il resta quelques secondes à bouillonner de colère, puis abattit son poing sur le tableau de bord. Il était le seul à connaître la vérité. Mais, pour tout ce qu'il aimait, il devait se taire. Même si c'était douloureux.
Il fit tourner la clef. Le moteur se mit en route et le conducteur ne perdit pas un instant; il se mit en route.
Il ne lui restait que quelques kilomètres avant de rejoindre le Canada. Beaucoup de flics l'attendraient sans aucun doute là-bas, mais il devait passer. Un ami devait l'aider. Avec l'argent qu'il avait eu le temps de retirer, il avait pu le payer, fort cher d'ailleurs. Mais c'était pour la bonne cause.
Son portable se mit à sonner. Il ne devait pas répondre. Et pourtant, en reconnaissant la sonnerie qu'il avait exprès choisis pour elle, il ne put résister. Il saisit son portable et décrocha.
- Ellen...
- Will. Où es-tu?
Will resta sans voix. Il ne pouvait pas répondre. Mais comme c'était bien d'entendre le son de sa voix.
- Will, tu es toujours là?
- Ellen, je...
- Où es-tu Will? Reviens. S'il te plaît. Tu me manques.
- Je... Je ne peux pas revenir.
- Si tu peux. Will, ça fait déjà deux jours que tu fuis. Tu fuis tout le monde, même moi. S'il te plaît...
Il entendit des pleurs. Ellen pleurait. Ellen n'avait jamais pleuré avant. Elle avait toujours était forte, courageuse, prête à relever n'importe quel obstacle. Will se ressaisit. Il ne devait pas révéler son emplacement.
- Ellen, est-ce que le FBI est avec toi?
Silence du côté d'Ellen.
- Non.
Elle mentait. Will le savait. Il devait bien y avoir une dizaine de policiers autour d'elles, tous en train d'essayer de savoir où il se trouvait.
Il devait raccrocher. Il le devait. Pour sa survie. Mais elle l'en empêchait.
- Ellen... Je t'aime. Je t'aime.
- "Il n'y a pas d'amour. Seulement des preuves d'amour". Tu te rappelles?
- Oui.
- Alors prouve-le moi. Reviens, je t'en prie.
Alors qu'il allait répondre, quelque chose bouscula violemment sa voiture. Celle-ci fit un tonneau et s'arrêta dans le fossé qui séparait la route de la forêt. Will se cogna brutalement la tête contre la vitre, à moitié assommé. Mais pas assez pour perdre connaissance.
- Will? Will! Qu'est-ce qui s'est passé? Will répond moi! WILL! Oh mon dieu, Will...
La douleur était forte. Il sentit quelque chose de chaud couler sur son visage. Il n'avait envie que d'une chose: fermer les yeux et oublier. Cela aurait été si simple! Mais non. Non, il ne devait pas. Pas maintenant. Il rassembla toutes les forces qu'il lui restait et essaya de retrouver son portable.
- Will? Will, dis moi que tu n'es pas...
- Mort? Non, pas maintenant. Pas tout de suite. Mais ils sont là.
- Qui est là?
Will essaya d'ouvrir sa portière, mais celle-ci était bloquée. Il frappa violemment dessus avec son pied tout en demandant à Ellen:
- Ellen, passe moi les flics. C'est urgent.
Un nouveau silence du côté d'Ellen.
- PASSE LES MOI! cria-t-il.
Au même moment, la portière céda. Elle se décrocha totalement du reste de la voiture. Toujours un peu sonné, Will se dépêcha de sortir. Alors qu'il se mit à courir vers la forêt, il entendit des coups de feu. On le visait. On essayait de l'abattre.
- Ici l'inspecteur Hannah Jayne. Où êtes vous Wolf?
- Pas loin de la frontière. Au nord. Ecoutez...
Une soudaine douleur dans le mollet le fit tomber dans un cri. 
- Wolf? Que se passe-t-il? J'entend des coups de feu. Est-ce que ce sont des policiers?
- Non... Ils sont là... Je n'ai pas beaucoup de temps.
Il entendit des pas. Quelqu'un s'approchait. Malgré la douleur, il se releva et se mit à courir. La douleur n'était que psychologique. C'était un moyen pour son corps de s'exprimer. S'il ignorait ce message, il n'aurait plus mal.
- Je suis dans une forêt. Pas loin d'un village... Brukes je crois.
- C'est noté. Qui est après vous Wolf?
- Pas le temps. Grouillez-vous, envoyez des gars, contactez vos amis flics, vite, VITE!
Il se cacha derrière un arbre, le temps de reprendre sa respiration. Coincé contre son pantalon se trouvait une arme. Un flingue. Il le saisit, le chargea et resta sur ses gardes.
- Will? Tu es encore là?
Ellen. Il tenait l'appareil d'une main contre son oreille tandis qu'il tenait son arme de l'autre, sur ses gardes.
- Ellen... Je suis désolé pour tout... Tout est de ma faute.
- Ne dis pas ça. Quoique tu fasses, je t'aime. Will, je t'aime. Reviens vivant. Pour moi. Pars si tu le dois, mais reste en vie. Pour moi.
Il sourit.
- Je te le promets. Je reviendrais.
Avant même qu'il puisse comprendre ce qu'il se passait, une main se posa contre sa bouche. Will lâcha le portable et essaya de la retirer. Il se débattit et frappa de son coude l'homme qui le tenait. Celui-ci, le souffle coupé, le lâcha. Will se retourna aussitôt et le menaça de son arme.
- Will, qu'est-ce qui se passe? WILL!
Il assomma l'homme avec la crosse de son arme, puis ramassa le portable.
- Je vais bien Ellen, je vais bien.
Un bruit électrique. Une décharge. Une douleur brusque dans le cou. Un gémissement. Il se sentit tomber, tomber sur le sol couvert de feuilles mortes.
Puis plus rien.
 
[Fin du flashback]
 
Où était-il? Où avait-il été enfermé? Il regarda autour de lui, essaya de reconnaître l'endroit. Cela ne lui disait rien, et, de plus, il faisait beaucoup trop noir. Il se rappela toujours avoir un couteau dans sa manche, coincé dans une poche de sa manche, facile d'accès les mains ligotés. Il chercha dans sa manche, mais rien. Ils le lui avaient pris.
Une lumière l'ébloui tout à coup. Il ferma d'abord les yeux, puis essaya de s'habituer à la lumière.
Des pas. Ceux d'une femme, à en juger par le bruit des talons aiguilles sur le sol. Toujours ébloui, il était incapable de la voir.
- Avez-vous bien dormis monsieur Wolf? demanda-t-elle.
Le bâillon dans la bouche, il ne pouvait pas répondre. Une main caressa sa joue tandis que d'autres pas se faisaient entendre.
- J'aimerais bien entendre votre réponse, mais mieux vaut que vous restiez bâillonné pour  l'opération qui va suivre.
Il avait déjà entendu cette voix quelque part. Où? Bonne question.
Quelqu'un -sans doute l'un des nouveaux arrivants- releva la bas de son pantalon. Il comprit soudain ce qu'on allait lui faire. Malheureusement, il était incapable de leur en empêcher. Un bruit de couteau qui s'ouvrait. Il resta calme. L'un des nouveaux arrivants commença alors l'opération; lui retirait la balle qui logeait dans son mollet. Il serra les dents et ferma les yeux. La femme avait eu raison de lui laisser le bâillon.
Il cria de douleur.
Tags : Will Wolf, Histoires
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#Posté le dimanche 19 août 2012 19:39

Modifié le lundi 27 août 2012 16:36

A: I saw a mocking bird.
N: What colour was it?
M: It's dead. Now move.
Tags : White Collar, MockingBird, Articles Vagabonds
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#Posté le samedi 18 août 2012 06:57

Twin Peaks

Twin Peaks
RISQUE DE SPOILERS


Alors, qu'est-ce que c'est que Twin Peaks?
 
Ce n'est pas une série de ces séries ultra-connues/américaines que l'on trouve de nos jours. Elle date des années 1990 et elle fut créée par Davud Lynch (*.*) et Mark Frost. David Lynch est connu pour de nombreux films "étranges", partagé entre le rêve et la réalité (Blue Velvet, Mulholland Drive...). Ses films sont quelque peu "dérangeant" niveau psychologique (c'est vrai quoi. Genre, la scène avec les Lapins dans un de ses films m'a traumatisé. A vie. ._.) Heureusement, il a fait des films un peu plus pour "enfant", comme le (très?) connu "Dune" (mais siiii, vous savez, le film avec les vers de terre géants dans le désert! 8D).
 
Bref, revenons à Twin Peaks u.u
 
Histoire:
 
Twin Peaks est un village qui a tout l'air paisible, jusqu'à ce qu'un corps soit retrouvé. Ce corps, c'est celui d'une jeune fille, Laura Palmer. Laura était une jeune fille belle et très connue dans son village. L'agent Dale Cooper, du FBI, est chargé de l'enquête. Mais, au fur et à mesure de son investigation avec le shérif Harry S. Truman et de ses adjoints Hawk et Andy, il découvre que Laura Palmer n'était pas celle que l'on croyait, et que tous les habitants de Twin Peaks ont tous leur secret...
Hélas, je ne peux pas en dire plus, sinon je gâcherais l'histoire... >.<
 
Cette série est une véritable drogue, je vous jure ._. A chaque fois qu'on finit un épisode, on saute sur la télé et on crie "LA SUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIITE" comme un macake qui réclame à manger. Mais en même temps, on ne veut pas voir la suite, car on sait qu'on ne va pas réussir à dormir >.<'
 
Les personnages:


Comme il y en a beaucoup trop, je ne parle que des personnages vraiment importants.


Agent Dale Cooper: Agent du FBI, Cooper enquête sur le meurtre de Laura Palmer. Au début, on ne le voit que comme un agent qui enquête grâce aux méthodes tibétaines (les cailloux magiiiques *.*) et qui suit ce que disent les gens bizarres dans ses rêves. Mais, à la fin de l'enquête, on en apprend plus sur lui. Avant, il était amoureux d'une femme, Caroline. Lui et son collègue, Windom Earle devaient protéger cette femme qui avait été témoin d'un meurtre. Mais, fou amoureux  d'elle (elle l'aimait aussi hein u.u), il avait malheureusement baissé sa vigilance, et une attaque eu lieu. Il fut blessé, et elle mourut. Son collègue devint "fou". On apprend également que Caroline était la femme de Windom Earle. Dans la série, Dale tombe amoureux de Annie Blackburn, la soeur de Norma jesaisplusquoi, la prorio' d'un restaurant. C'est aussi un addict du café (DAMN FINE CUP OF COFEE *.*) et de tartes à la cerise, la spécialité de Twin Peaks (This must be where pies go when they die.)
 
Shérif Harry S. Truman: ... Bah y a pas beaucoup de trucs à dire quoi. C'est le shérif de Twin Peaks. Il enquête avec Cooper à qui il voue une admiration sans pareil. Il est amoureux de Josie Packard.
 
Agent Hawk: C'est un adjoint du Shérif. NEXT!
 
Agent Andy: 'Tain, pourquoi j'dois parler de lui? >o< C'est un retardé mental qui chiale pleure à chaque fois qu'il y a un mort. Il sort avec la secrétaire du shérif, elle aussi retardée mentale -_-
 
BOB: ... SPOILERS! 8D
 
Mon avis:


FLIPPAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANT! *o*
GENIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAL! *o*
Mais... POURQUOI CA SE TERMINE COMME CA?! ToT
Voilà, cey tout pour mon avis u.u
 
Les acteurs:


Agent Dale Cooper: Kyle MacLachlan
Shérif Harry S. Truman: Michael Ontkean
Laura Palmer: Sheryl Lee
BOB: Frank Silva (Dites, comme je ne vous ai pas dit qui était BOB, je vais me rattraper en vous disant un truc drôle... En fait, Frank Silva ne devait pas jouer BOB. Il était un décorateur sur le tournage. Mais, accidentellement, à la fin de l'épisode pilote, il a fut filmer dans le miroir. Paniqué, David Lynch lui demanda de jouer BOB. Fun, hein? 8D)
Audrey Horne (elle, je l'adore *.*): Sherylin Fenn
Benjamin Horne (grâce à lui, je connais l'histoire de la guerre civile par coeur xD): Richard Beymer
 
Et le reste, j'ai la fleeeemme u.u pas le temps =3
 
Et voilà, c'était tout pour Twin Peaks! J'espère que vous regarderez bientôt la série 8)
 
Twin Peaks
Tags : Série/Film, Série, Twin Peaks
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#Posté le jeudi 05 juillet 2012 07:46

Modifié le jeudi 05 juillet 2012 08:55

Sealed with a kiss

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♫ Though we gotta say goodbye for the summer
Baby, I promise you this
I'll send you all my love
Every day in a letter
Sealed with a kiss
Yes, it's gonna be a cold lonely summer
But I'll fill the emptiness
I'll send you all my dreams
Every day in a letter
Sealed with a kiss
I'll see you in the sunlight
I'll hear your voice everywhere
I'll run to tenderly hold you
But baby, you won't be there
I don't wanna say goodbye for the summer
Knowing the love we'll miss
So let us make a pledge
To meet in September
And seal it with a kiss
[Instrumental Interlude]
Yes, it's gonna be a cold lonely summer
But I'll fill the emptiness
I'll send you all my love
Every day in a letter
Sealed with a kiss
Sealed with a kiss
Sealed with a kiss ♫
 
- Bobby Vinton
 
Dedicated to Kate ♥
Tags : Sealed with a kiss, Bobby Vinton, Chansons, Articles Vagabonds, Kate
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#Posté le mardi 26 juin 2012 15:38

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